Bordelaise borderline fraîchement parisienne, Mélanie est un phénomène du cheveu. Après avoir écumé les petits salons de province sonorisés aux psychothérapies d’épingle à cheveux, et peuplés de coupes socialement correctes, elle décide que le mode pingouin n’était pas pour elle. Comment s’exprimer dans des tenues noires, blanches ou grises pour les grands jours? Stop au corset psychologique, sociologique et artistique désormais c’est la fête.
D’abord avec les différentes masses capillaires de ses amis(es), puis avec les crinières des mannequins plus ou moins épaisses, la jolie brune s‘expérimente, découvrant les joies et les inconvénients de cette nouvelle liberté qui s’offre à elle. Elle n’est plus obligée de suivre la mode, elle la créée. Cela peut parfois être déconcertant pour les clients un peu trop sages, mais c’est parfait pour les aventureux. De toutes les manières, Mélanie ne fera jamais ce que l’on ne veut pas, mais elle s’arrange pour le faire mieux. C’est en cela que la jeune femme est talentueuse. Dévorer les magazines, parcourir la toile, crapahuter les rues de Paris, dévaliser les friperies, les grandes enseignes, les galeries, Mélanie est une anthropologue praticienne de la coiffure. Puis, par le hasard des rencontres et beaucoup de travail, la voici assistante coiffure sur le défilé HUGO BOSS en Octobre 2008, de Bruno Silvani, et petite consécration en travaillant aux côtés de Jean Baptiste Mondino et d’Ellen von Unwerth, au printemps 2009. Entre temps, elle parfait son book avec des travaux personnels atypiques, glamours et sans prétention. « Ce n’est que le début »

Camille Beauplan

VIRUS II

Pix by Isabelle Bonjean pour Nogo Mag